La mort des songes
La pluie tombe d’une langueur monotone. J’avance au rythme de mon frère qui me précède d’un pas imperturbable. Les gouttes cabriolent à mes côtés, me percutent, dansent sur mon dos. J’avance puisque je dois le faire. C’est ainsi. Mon frère s’arrête, je m’arrête aussi. J’attends. Une flaque s’est formée à ma droite, des perles d’eau rebondissent et heurte ma tête. J’attends. Je n’ai rien décidé, tout est organisé par l’une…
