La boîte du peintre
La bouche déversait un flot continu de grossièretés qui s’écoulaient sur le sol pour former une mélasse malodorante. Le peintre, genoux à terre, recevait cette boue verbeuse à pleines mains pour la sublimer sur son immense toile. Il ne dessinait que des bouches. Des bouches en mouvements qui vibraient sous les sons tirés d’une boîte en carton. Des sons forcés sur les lèvres de ses modèles, des acteurs amateurs dispersés…
