La putain des disparus
Le traîneau glisse sans un souffle sur un voile cotonneux. À l’avant, si un équipage de quatre flamants opalins semble le tirer avec panache, aucune rêne ne les relie pourtant au carrosse. À l’arrière, une escorte de pélicans immaculés distribue des poussières d’étoiles. Un paon grandiose entraîne le cortège dans un silence pur, au rythme de ses délicates révérences. Il soulève sa traîne effilée et la déploie au-dessus de sa…
