Le Père Noël enjambe la tôle crénelée de la cheminée et se déchire le pouce. Vous n’émettez aucun son. Le sang goutte dans le conduit. Le ploc-ploc se dissipe sous le fratras de suie et de gravats. Les fesses du bonhomme en rouge font voler en éclat la vitre de l’âtre. Vous clignez des yeux, raclez le fond de votre gorge, mais ne bougez pas d’un cil. Vous attendez vos cadeaux. Nous sommes en juillet, il n’y aura pas de cadeaux. De toute façon, vous détestez les surprises et ne croyez plus au Père Noël depuis belle lurette. Vous rembobinez votre conte et recommencez. Le vieux barbu…
Les contours de l'aigle
Je suis morte. Anéantie, je n’existe plus. Mon corps est autre. Souillée. Le week-end avait pourtant commencé sous d’heureux auspices. Nous étions tous très beaux, nantis de soieries et dentelles.…
