En blanc et noir

La pierre suinte, glisse sous ses ongles qui s’accrochent à la fragile mousse. Son pied trouve un appui miraculeux dans une échancrure. Nana reprend son souffle, évalue les derniers mètres à grimper. Surtout ne pas jeter un regard vers le bas. Le noir pourrait la happer. Elle frissonne, de froid, de peur. Les images de son cauchemar la hante : les cris fous de rage de son conjoint, les coups, encore et encore ; un long blanc, puis la nuit. La lune s’amuse sur la margelle du puits, redonne espoir à Nana. Elle y est presque. D’une chiquenaude, la main de son tortionnaire la renvoie au fond du trou.

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