Il s’est volatilisé dans un hurlement terrifiant. Le soleil printanier nous caressait de ses rayons paresseux et d’un coup, sans que la météo se mette au diapason, il était loin. Je tends le cou, scrute l’horizon, mes sens en éveil. Rien que de l’ordinaire. Au détour d’un bosquet, une longue striure de sang frais. Mes tripes se compactent. C’est lui ! Je cours, affolée : « PJ, t’es blessé ? PJ, où te caches-tu ? » La traînée se fait gouttes, éclaboussures d’un peintre staccato. Dans les ronces, je ne retrouve que sa tête, crête rouge vif, yeux ouverts sur le néant. PJ, mon coq est mort.
Petits pois en si bémol
Ce n’est qu’arrivé au centre de l’allée « Conserves et condiments » que le vieux Matthieu se rendit compte qu’acheter une boîte de petits pois allait s’avérer plus complexe qu’il ne le…
