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	<title>romance &#8211; Alice de Castillon &#8211; Autrice</title>
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	<description>Courtes histoires à lire entre deux pauses</description>
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	<title>romance &#8211; Alice de Castillon &#8211; Autrice</title>
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		<title>La tombe du temps</title>
		<link>https://alicedecastillon.com/la-tombe-du-temps/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alice de Castillon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 10:31:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Courtes nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[poétique]]></category>
		<category><![CDATA[romance]]></category>
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					<description><![CDATA[Mon buste contre ton torse, imberbe, fraise amidonnée, me caresse sous le froufrou des dentelles. Ton nez camus flaire l&#8217;affaire, pluie d&#8217;or et d&#8217;argent. Nos caissettes débordent. Jouissance entre tes longs doigts d&#8217;artiste. L&#8217;amour m&#8217;ensorcelle, mes robes tournoient, éclat opalescent. Nos reflets éclaboussent, ricochent. Abondance, magnétiques attraits, le monde à nos pieds. Puis sourires d&#8217;aisance, [&#8230;]]]></description>
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<p>Mon buste contre ton torse, imberbe, fraise amidonnée, me caresse sous le froufrou des dentelles. Ton nez camus flaire l&rsquo;affaire, pluie d&rsquo;or et d&rsquo;argent. Nos caissettes débordent. Jouissance entre tes longs doigts d&rsquo;artiste. L&rsquo;amour m&rsquo;ensorcelle, mes robes tournoient, éclat opalescent. Nos reflets éclaboussent, ricochent. Abondance, magnétiques attraits, le monde à nos pieds.</p>



<p>Puis sourires d&rsquo;aisance, de bienséance, masque de fer dans des atours de velours. Chute démoniaque, perruque mitée, le vide s&rsquo;engouffre dans nos coffres. Force centrifuge, évacuation du monde. Disparition. Désillusions. Mais l&rsquo;amour, bouclier, rempart du mal et de la trahison nous drape, nous enserre. Nus sur des planches de bois disjointes, rien que nous deux. Boire à la vie, au renouveau. Des plaisirs de chairs et de rêves. Nos projets nous transportent, chevauchée débridée, confiance, fanfaronnade. Reconquête. Des braises, rebâtir notre monde.</p>



<p>Tourne, tourne mes jupes à froufrous, tourne dans le bal des ors. Le meilleur et le pire, puis à nouveau le meilleur. Deux, trois enfants, perpétuité de notre amour. Tristesse et mélancolie, la jalousie nous harcèle tour à tour, mais ne mord. Quelques cicatrices, vite effacées sous nos ardents baisers.</p>



<p>Carrousel du temps, tâtonne, rejoint le fil du ruisseau paisible. Se perd dans le pré, s&rsquo;éclipse, s&rsquo;évanouit. Enterré à jamais les questions sans réponses, les heurts et les bonheurs. L&rsquo;amour est nous, pour l&rsquo;éternité et un jour. Sans folie, sans étincelles superficielles. Juste nous. Ton cœur contre mon cœur.</p>
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		<title>La spirale d&#8217;ici et maintenant</title>
		<link>https://alicedecastillon.com/la-spirale-dici-et-maintenant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alice de Castillon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 10:01:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Courtes nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[poétique]]></category>
		<category><![CDATA[romance]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;était main dans la main que Louise et Charles prirent à l&#8217;aube le chemin de la plage. Charles déposa son marcel sur la barrière de bois blanc qui ceignait leur modeste logis de vacances. Un avertissement pour les voisins, la marque de leur territoire. Ce bout de sable serait à eux seul pour les heures [&#8230;]]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="585" height="534" src="https://alicedecastillon.com/wp-content/uploads/Spirale.jpg" alt="" class="wp-image-383" srcset="https://alicedecastillon.com/wp-content/uploads/Spirale.jpg 585w, https://alicedecastillon.com/wp-content/uploads/Spirale-300x274.jpg 300w" sizes="(max-width: 585px) 100vw, 585px" /></figure>



<p>C&rsquo;était main dans la main que Louise et Charles prirent à l&rsquo;aube le chemin de la plage. Charles déposa son marcel sur la barrière de bois blanc qui ceignait leur modeste logis de vacances. Un avertissement pour les voisins, la marque de leur territoire. Ce bout de sable serait à eux seul pour les heures qui allaient suivre.</p>



<p>Ils marchèrent un peu, jusqu&rsquo;à ressentir le souffle de la mer sur leurs doigts. Ils laissèrent l&rsquo;odeur des algues et du sel recouvrir leur peau nue. Ils se firent face, leurs regards se faisant miroir, pour ne plus rien voir d’autre. Par un doux mouvement de balancier, telle une horloge fatiguée, ils s&rsquo;enracinèrent peu à peu sous les minuscules grains de sable. Un son, une voix abyssale, s&rsquo;éleva à l&rsquo;unisson de leurs gorges, puis se mua en un puissant mantra, appel aux forces divines. Le flux et le reflux rythmèrent ce psaume ramené du lointain, ouvrant leurs chakras, abandonnant leurs esprits aux embruns. Ils accentuèrent le bercement de leurs corps en parfaite harmonie.</p>



<p>Si de parasites pensées venaient à s&rsquo;évader que cela soit vers le futur ou vers le passé, ils les négligèrent sans aucune ostentation ne faisant place qu&rsquo;au présent, vivant. Le réel, la matière, l&rsquo;Énergie Vitale habitaient leur chair la plus intime. Ils prirent conscience de chacun de leurs doigts, de chacune de leurs veines, laissant ce flux de vie circuler entre eux pour ne former qu&rsquo;une seule entité. Unicité.</p>



<p>Leurs corps se rapprochèrent au rythme de leur ondulant tangage, au rythme des vagues, de la brise marine et des précieux mantras qu&rsquo;ils psalmodièrent avec de plus en plus de vibrations et d&rsquo;intensité. Leurs bras s&rsquo;enroulèrent autour l&rsquo;un de l&rsquo;autre. Leurs Énergies ne firent plus qu’une, appelant d’un cri déchirant cette nouvelle âme que Louise se prêtait à accueillir en son sein. Seuls au monde, plus rien n&rsquo;existait, que leurs fibres et leurs souffles unis pour atteindre enfin l’ici et maintenant.</p>
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		<title>Mon amour,</title>
		<link>https://alicedecastillon.com/mon-amour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alice de Castillon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 11:04:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Courtes nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[épistolaire]]></category>
		<category><![CDATA[romance]]></category>
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					<description><![CDATA[Mon amour, Sais-tu combien tu m&#8217;as rendue heureuse chaque jour, chaque minute qui s&#8217;est écoulée depuis que nous nous sommes croisés pour la première fois il y de ça vingt-cinq ans, dans ce supermarché démesuré où nous étions tous les deux un peu perdu&#160;? Le sais-tu&#160;? Nous aurions pu nous rencontrer au loto, au vide-grenier [&#8230;]]]></description>
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<p>Mon amour,</p>



<p>Sais-tu combien tu m&rsquo;as rendue heureuse chaque jour, chaque minute qui s&rsquo;est écoulée depuis que nous nous sommes croisés pour la première fois il y de ça vingt-cinq ans, dans ce supermarché démesuré où nous étions tous les deux un peu perdu&nbsp;? Le sais-tu&nbsp;? Nous aurions pu nous rencontrer au loto, au vide-grenier ou même au thé dansant du mardi après-midi. Mais non, il a fallu que ton regard enlace le mien à la caisse d&rsquo;un vulgaire magasin. Dire que notre amour est né autour d&rsquo;une discussion échauffée sur le choix d&rsquo;une boîte de conserve&nbsp;! Ton veuvage, encore récent, avait fait de toi un handicapé de la vie courante. Tu butais sur des choses dérisoires, des modestes riens que tu devais apprendre à dompter. J&rsquo;étais là, disponible, prête à t&rsquo;épauler, à te guider dans le dédale des maniaqueries administratives et des arcanes de la préparation des repas. Tu voulais faire une soupe aux pois, je t&rsquo;ai convaincu de changer de marque. J&rsquo;avais besoin d&rsquo;un compagnon, d&rsquo;un être à aimer, tu m&rsquo;as ouvert tes bras.</p>



<p>Nous n&rsquo;étions déjà plus de première fraîcheur, toi et moi, mais puisque la vie commence à soixante ans, nous l&rsquo;avons croquée à pleines dents. Pas un seul jour ne s&rsquo;est envolé sans que tu me fasses rire. Tu savais m&rsquo;écouter, me consoler ou m&rsquo;encourager. Nous avions des projets de jeunes gens et nous avons eu la chance de pouvoir les réaliser, ensemble. Je te prenais la main quand la force te faisait défaut. Tu me caressais la joue quand tes pensées s&rsquo;arrêtaient en route, quelque part.</p>



<p>Tu te rappelles ce calendrier de l&rsquo;avent que tu m&rsquo;avais préparé, rien que pour moi&nbsp;? De jolis petits sacs de tissus reliés par une ficelle tendue dans la salle à manger. Des pochettes surprises remplies de friandises et de gentillesse, des mots doux et des plaisirs. Mais je mélange tout. Ça, s&rsquo;était avant, bien avant que ton cœur soit le seul encore capable de parler, avant que ton esprit ne se soit évadé dans un monde où je n&rsquo;ai plus eu accès.</p>



<p>Mais moi aussi, maintenant, je m&rsquo;égare un peu. Perdue dans la brume des souvenirs. Celui de ce vieil ami à toi que tu avais retrouvé sur le parking de la grande surface, le jour de notre rencontre. Celui de cet inconnu qui s&rsquo;était invité à notre mariage. Celui de cet aide-soignant qui était venu à domicile nous aider quelques mois.</p>



<p>Mon amour, il m’a semblé t’avoir vu mourir hier au soir. Je ne sais plus. Est-ce important&nbsp;? Tu es vivant dans mon cœur et je vais te rejoindre tout bientôt. Patience.</p>



<p>Sissi, ta femme pour la vie éternelle&nbsp;!</p>
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